Voilà
une bataille qui fait plaisir et surtout un résultat (temporaire) qui nous satisfait ! Les OGM ne sont pas encore dans nos assiettes et dans nos champs !
Plus qu'un couac,
JF Coppé devrait reconnaître que le sujet ne fait pas l'unanimité parmi ses troupes ! Mais peu importe les anti-ogm ont gagné une première
bataille... cependant
le chemin reste encore long pour faire comprendre au neo-libéraux et à son Président Sarkozy en tête que les OGM ne devraient pas avoir de places dans notre
agriculture... surtout après le
grenelle de l'environnement.
Mais cela le Président s'en tape ! Il était hier
en pleine promotion de la fin du commerce de proximité et dans un numéro de dupes comme à son habitude en nous faisant croire en
une hausse du pouvoir d'achat grâce au
soutien qu'il va accorder aux rois de la grande distribution ! Décidement le grenelle de l'environnement est bien loin. Car
faciliter
l'implantation de ces grandes surfaces, ce n'est pas faire baisser les prix, c'est tuer les circuits courts, le commerce de proximité, encourager encore plus pour ces employeurs le
recours au
travail précaire pour les caissières notamment, dénaturer nos sites avec ces structures "'moches"... bref on le voit bien
nous avons réellement le sentiment de
vivre dans deux mondes différents.
A quand une véritable révolution verte ?
et son violon qui pleure me manquent ! Bien loin d'ici mais un talent pur et incroyable ! Seuls les initiés comprendront ! Les autres auront un jour droit à cette histoire romancée ou pas !
Et voilà il suffit de prendre quelques jours de congés et le retour dans
ce monde réel est terrible !
Sur le plan national,
un Président qui communique à fond (et reconnait ses erreurs sans pour autant changer !),
un Premier Ministre qui fait de même ! La
communication continue donc d'etre le cheval de bataille de cet exécutif qui n'améliore en rien notre société et dont
le projet ultralibéral va nous coûter cher.
Du côté d'
Excideuil,
chacun y va de son poste à récupérer dans telle ou telle commission (l'opposition se plaçant également), on
commence à défaire ce qui
avait été entrepris par l'équipe précédente (notamment l'aménagement de la prairie),
on nous fait croire que les finances vont mal... Bref,
les premiers pas de la
nouvelle équipe dans la gestion de cette ville
laisse craindre le pire... mais personne ne réagit (ou presque).
Dans la région du Périgord Vert, le circuit de Bagatelle (circuit automobile de dingue en plein milieu d'un Parc Naturel Régional)
a le vent en poupe après l'enquête
publique ! Preuve que l
'environnement dans tout cela est bien le cadet des soucis de nos politiques locaux. Ah les promesses électorales sont bien loin !
Triste monde.
A lire impérativement.
Tribune libre
de Jean-Louis Roumégas et Anne Souyris porte-parole des Verts publiée dans les pages Rebonds de Libération
La Semaine du développement durable s’achève alors que le Grenelle de l’environnement s’est petit à petit transformé en Azincourt de l’écologie. Pour nombre d’entreprises et pour le gouvernement,
la Semaine du développement durable est la semaine de l’écoblanchiment.
Cet événement, dont les intentions sont louables, se transforme en cache-sexe de l’inaction gouvernementale en matière d’environnement. Tout en culpabilisant les citoyens et en leur proposant une
expiation facile de leurs péchés par des petits gestes individuels, on oublie de leur expliquer que nombre de politiques publiques que l’on choisit de mener sont antiécologiques. Comment
permettre aux citoyens de faire les «bons gestes» dans de telles conditions ?
Ainsi, «l’écopastille» permet-elle aux constructeurs automobiles de communiquer sur les vertus soi-disant écologiques de leurs véhicules, de fait un peu moins polluants. Pendant ce temps, le
gouvernement annonce en catimini que les prix des billets de train vont augmenter nettement et ponctionne une partie des bénéfices de la SNCF. Quant au fret ferroviaire, il est compromis par la
fermeture de 262 gares de marchandises. Des actes du gouvernement concernant l’écologie ? On pourrait parler de la loi en faveur des OGM votée contre l’opinion d’une très large majorité de
Français. Ou encore des autoroutes que l’on continue de construire malgré les engagements du Grenelle, ou de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes autorisé par M. Borloo en dépit de tout bon sens
écologique. Enfin, on notera que le gouvernement, après avoir octroyé 15 milliards d’euros de cadeaux aux riches, réduit son budget de 7 milliards d’euros par mesure d’économie. Quels postes
seront touchés ? Entre autres, la santé et le logement, alors même que l’isolation du bâti est un défi majeur pour résoudre les problèmes liés au changement climatique.
Mais l’écologie n’est pas seulement un faux prétexte, c’est aussi devenu un argument publicitaire, aussi mensonger que vendeur : l’écologie se retrouve utilisée à des fins marketing pour
justifier les démarches les plus néfastes pour la planète. Voici quelques exemples d’écoblanchiment caractérisé…
Dans la catégorie entreprise publique : EDF a changé de logo, dépensant au passage des millions d’euros pour le faire connaître du public. Ce logo évoque une éolienne. Or la production éolienne
en France est anecdotique. Comme l’ensemble des énergies renouvelables, cette énergie est freinée par la résistance politico-administrative organisée par EDF. L’entreprise préfère développer à
tous crins le nucléaire, quels qu’en soient les coûts : démantèlement, problème des déchets dont on ne sait que faire, dépendance à l’uranium de la France et surtout risques mortels que l’on fait
encourir à la population (plusieurs catastrophes évitées de justesse depuis quinze ans). Pendant ce temps, en Allemagne, le secteur des énergies renouvelables a créé 250 000 emplois. Il dépassera
bientôt l’industrie des machines-outils et de l’automobile en termes de chiffre d’affaires.
Dans le secteur privé : Mitsubishi et l'ensemble du secteur automobile. La publicité du 4x4 Outlander Mistubishi précise : «Conçu et développé au pays du protocole de Kyoto.» Le comble lorsque
l’on sait qu’un 4x4 pollue en moyenne une fois et demi plus qu’un véhicule standard. Malheureusement, c’est bel et bien l’ensemble du secteur automobile qui pratique aujourd’hui l’écoblanchiment,
et les constructeurs français ne sont pas en reste.
Dans la catégorie politique publique : l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. Pilotée par des collectivités territoriales, autorisée par un ministre de l’écologie, la construction de cet aéroport à
proximité de Nantes cristallise à lui seul toutes les contradictions de nombre d’hommes politiques en matière d’environnement. A titre d’exemple, lorsque vous prenez l’avion pour aller de Paris à
Marseille, vous émettez 93 kg de CO2. Le même voyage en train correspond à une émission de 3,6 kg de CO2. A quoi bon mettre en place localement un plan climat et réduire la place de la voiture,
si dans le même temps, l’ensemble de ces efforts est réduit à néant par la construction d’un aéroport ? Plutôt qu’une semaine du développement durable, si on mettait en place des politiques
durables ? Enfin.
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