Les Verts sont consternés par la fin de la prise en charge par l’Etat des tarifs sociaux, dont la carte famille nombreuse.
Alors que se discutent à Bruxelles les modalités de l’ouverture à la concurrence d’ici 2012 sans que les citoyenNEs n'en soient informés, Anne Souyris déplore que l’ « on passe en
matière de transport ferroviaires d’une logique de service public en faveur de l'usager à une logique purement marchande qui réduit l'usager au client et qui laisse à quai les moins bien
lotis ».
La SNCF assure qu’elle substituera une carte commerciale à la carte famille nombreuse. Petit hic : les cartes commerciales sont payantes. Et les réductions octroyés par ces cartes sont limitées à
un certain nombre de places par train. Ainsi, les cartes 12-25 ans ou seniors ne donnent-elles plus droit à une réduction automatique, mais à une réduction éventuelle octroyée selon les
impératifs pécuniaires de la SNCF.
Rappelons que l’entreprise a réalisé cette année un bénéfice record supérieur d'un milliard d’euros, ce qui, au passage, a eu comme impact une auto-légitimation du gouvernement à se servir dans
la caisse. Il faut bien trouver où compenser les quelques milliards de cadeaux fiscaux réservés aux plus riches …
Une fois de plus, la protection de l'environnement comme les usagers du train sont les dindons de la farce de la SNCF version Pépy : tarifs délirants pratiqués sur le TGV Est (jusqu’à 170 euros
l’aller-retour, soit un tiers de RMI), augmentation annoncée du prix des billets, fin du prix au kilomètre… et aujourd’hui une tarification anti-sociale !
Selon Anne Souyris, « on voit que le Grenelle trouve encore une fois des difficultés à exister au-delà des discours : on voudrait inciter les gens à prendre leur voiture plutôt que le
train qu’on ne s’y prendrait pas autrement ». Elle ajoute que « la SNCF s’est auto-proclamée leader de l’éco-mobilité, ne serait-ce pas de éco-ballon-de-baudruche
? ».
Anne Souyris
Porte Parole nationale des Verts
Un seul commentaire de ma part : c'est désespérant... Une fois de plus le gouvernement actuel et la SNCF démontrent que l'écologie
n'est à leurs yeux qu'une affaire de dupes...
Comme le rappelait hier soir,
sur Canal +, Noël Mamère,
notre engagement pour le Tibet et la défense de ses droits
ne datent pas
d'hier, jour de passage de la flamme olympique comme a bien voulu nous le faire croire
David Douillet lors du débat qui les opposait.
L'ancien judoka aurait dû réviser ses fiches... et puis peut-il m'expliquer en quoi
une médaille d'or olympique vaut plus (ou mieux) que des centaines de morts et des
milliers de prisonniers politiques ? S'il n'est qu'un sportif pour défendre les valeurs de l'olympisme
n'est-il pas aussi un citoyen révolté par ces manquements graves contre les
droits de l'homme ? Après tout, j'estime
qu'il aurait même fallu les boycotter ces jeux, du point de vue sportif !
Car au fond
peut-on laisser un pays continuer à se comporter ainsi sous prétexte de sa puissance économique mondiale et des échanges que nous avons avec ? Ce
boycott aurait
enfin renforcer aux yeux du monde notre attachement au Droits de l'homme, et
non pas acter notre repli derrière cette pseudo real-politique que chacun défend, ni se
cacher derrière
cette fameuse mondialisation à propos de laquelle nous laissons penser que nous ne pouvons rien.
Si, nous pouvons lutter !
Notre pensée et nos engagements restent libres ! C'est notre chance française !
Ainsi,
je suis fier d'être Vert, fier de la participation de nos élu-es dans ces oppositions (et parfois maltraîté-es par les forces de l'ordre hier lors des manifestations)...et
peu de formations politiques dans leur ensemble démontrent autant d'attachement à cette notion capitale des Droits de l'homme et au respect des valeurs démocratiques.
Quelle drôle d'époque, où chacun se cache derrière son petit doigt... où la nouvelle équipe municipale s'installe à la Mairie... et puis tout redevient comme avant, la vie suit
son cours et cette équipe (qui n'a certainement pas que cela à faire, c'est vrai !) se gargarise de sa victoire et basta ! Quant à l'opposition, muette, elle fait la
part belle à une association culturelle en intégrant le nouveau bureau et laisse l'eau couler sous les ponts.
Excideuil la belle endormie n'est vraiment pas sur le chemin d'une politique de la ville dynamique que nous aurions souhaitée.
Ainsi, alors que nous fêtons la semaine du développement durable partout en Dordogne, ce chef lieu de canton ne propose rien ! "L'agenda 21 mais c'est quoi au
juste ?" avons-nous le sentiment d'entendre. Alors qu'une large majorité de français se passionne pour une telle thématique, que cette même majorité souhaite que nos élu-es s'y
intéressent de plus près... Mais non à Excideuil, on gère le quotidien sans envergure ! Et bien entendu la grande muette (le PS local avec Annie Sedan en
tête) se contente de cet état de fait.
Alors qu'une mobilisation nationale s'engage autour du sort d'Ingrid Betancourt avec une marche blanche ce jour, toujours rien du côté de nos élu-es. Même si nous sommes
à des milliers de kilomètres de la Colombie, sommes-nous si retranchés derrière notre petite vie quotidienne pour nous couper de ce monde, de cette
ouverture si nécessaire sur les autres ? Et la grande muette (toujours Annie Sedan) reste (je vous le donne en mille)... silencieuse !
Et puis j'en ai marre de voir notre nouveau maire (et son équipe) s'afficher sans étiquette. Pourquoi n'assument-ils pas leur penchant pour la droite, et même l'extrême
droite ? Auraient-ils honte ? C'est tout de même incroyable de ne pas assumer ses propres choix et couleurs ! C'est cela la démocratie !
Bref, Excideuil entre dans un état de léthargie complet et le Maire peut nous assurer vouloir passer 3 jours par semaine à la Mairie mais nous nous interrogeons vraiment
si cela est utile quand nous voyons déjà ce qui est entrepris (c'est à dire rien) depuis l'arrivée de cette équipe !
Les Verts soutiennent la manifestation des lycéens et des syndicats enseignants cet après midi, comme toutes celles qui se sont érigées et
s'érigeront contre la politique actuelle gouvernementale en matière éducative, tout particulièrement dans le secteur primaire et secondaire.
Il est en effet inconcevable que l'Education nationale soit démantelée de ses enseignants, que le gouvernement se permette de les déqualifier, de les précariser tout en affaiblissant, qui
plus est, particulièrement les lycées professionnels.
Crise de banlieues, dites-vous ? Et bien manifestement le choix du gouvernement n'est pas d'y répondre par l'éducation, puisque la diminution des fonctionnaires touche de plein fouet l'éducation
nationale, mais par une école-ghetto qui assure que les jeunes seront bien gardés.
Une école qui abandonne la carte scolaire, amoindrit drastiquement l'encadrement des élèves, fait disparaître les BEP et de fait met le doigt dans un processus de privatisation en laissant de
plus en plus le chef d'établissement libre de ses recrutements, n'est plus une école d'émancipation et d'ouverture à l'égalité : c'est une école claquemurée, vidéosurveillée et étanche à toute
mobilité sociale que ce gouvernement nous prépare, sous le terme fallacieux de « réforme ».
Anne
Souyris,
Porte-parole
Commentaires