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Environnement

Mercredi 19 avril 2006

Le CPE, c'est fini... La grippe aviaire, en attente dans l'arrière cuisine.... Que faut-il se mettre sous la dent ? Bien sûr, le baril de pétrole, après tout... Mais il serait temps de se pencher plus sérieusement sur ce problème mondial, qui nous concerne toutes et tous au quotidien.

Pour rouler, pour se chauffer, pour l'électricité, pour l'agriculture intensive... à quel coût ? Ce n'est pas tant le prix du baril mais la dépletion du pétrole qui en jeu. Complaisance des uns, mensonges des autres, le pétrole n'est pas une ressource disponible à l'infini. Il serait temps de s'en rendre compte. Conseil amical, lisez le livre de Yves Cochet "Pétrole apocalyspe" (éditions Fayard), la réalité y est décrite d'une toute autre façon, la plus objective possible.

Que faisons nous face à cette crise attendue, prévisible ? Rien. Que changeons nous dans nos comportements au quotidien (co-voiturage par exemple) ? Toujours rien. Que font les pouvoirs publics (développement des transports collectifs, des tranports ferroviaires) ? Encore rien. C'est un enjeu fondamental et je crains que seul un baril à plus de 100 dollars nous fasse bouger ! Et personne n'interroge les hommes politiques à ce sujet.

Chez les Verts, cette préoccupation nous habite depuis des lustres (pardon pour l'expression, surtout pour un militant "récent"). Très sincèrement, nous devons influer sur cette donne essentielle de notre vie économique et sociale. Qui osera enfin affronter véritablement ce problème ?

Moi je rêve d'un Périgord où une réflexion de fond sera engagée dans les instances locales pour proposer de vraies solutions alternatives. Et elles existent avec une décroissance soutenable !

 

Par Alain GOUZON
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Mardi 2 mai 2006

Ils sont nombreux et nombreuses dans le Périgord à se battre, mais pas suffisamment ! Une association s'est créée "Périgord sans OGM" afin de sensibiliser les habitants de notre région à se mobiliser. A l'image du CPE, CNE, du texte sur l'immigration..., le gouvernement actuel et sa majorité ont voté il y a peu une loi sans concertation sur cet enjeu majeur.

Mais où se trouve le débat public ? Un échange serein et clair avec les checheurs, les agriculteurs et la société civile semble nécessaire et urgent. Notre vie doit-elle être gérée uniquement par des industriels bien heureux de voir en leurs semances un pactol incroyable ? Et notre santé dans tout cela ? Et notre agriculture, déjà en petite forme,  doit-elle obstinément s'orienter vers le productivisme ou la qualité d'une production rémunérée à un juste prix ?

Le débat n'exsite pas et c'est bien malheureux ! Les OGM hors de chez nous ce sera à coup sûr un sujet fort des prochaines élections locales !

Par Alain GOUZON
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Mercredi 10 mai 2006

Ce sera la maison de paille… Non ce n’est pas une blague, mais la formidable aventure proposée par deux hommes Bruno Chevigny et Yann Debaudringhien lors de la première édition de Festi’Nature à Marsac (24). Ce sont les promoteurs des constructions en paille (matériau bon marché) permettant de réaliser, par exemple, 50 à 80 % d’économies en matière de chauffage. De nombreux autres avantages sont énumérés. Et les coûts ? Très intéressants mais nécessitant toutefois une main d’œuvre plus grande (plus d’emplois).  Une logique écologique qui séduit.

Bonne chance à leur association de promotion de ce nouveau type de constructions !

Par Alain GOUZON
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Vendredi 12 mai 2006

Originaire de Plazac (24), Sabine de l'Isle vient de faire paraître aux éditions Sud Ouest (sur papier recylclé) "La journée de l'écocitoyen, un guide pour préserver l'environnement". Heure par heure toutes les astuces pour économiser de l'énergie, les conseils du quotidien préservant notre environnement. Formidable initiative, prouvant qu'à travers quelques gestes simples nous pouvons bouleveverser la donne. Nicolas Hulot et sa fondation avaient fait le même exercice avec le petit livre vert de la Terre.

Ces initiatives se popularisent et tant mieux. Petit à petit la prise de conscience s'effectue avec l'espoir de mieux protéger notre planète, ses ressources et la biodiversité. C'est notre devoir pour les générations futures. Et cela n'a rien de futile !

Ces gestes quotidiens (accompagnés d'une forte éco-politique) sont indispensables face à l'urgence écologique. Et l'écologie ne se résume pas à sauver notre patrimoine naturel, mais l'impact va bien au-delà. Les répercussions économiques et sociales sont nombreuses. C'est le début de ce que nous qualifions de la décroissance et du développement durable. Grâce à des actions citoyennes comme celle de Sabine, et avec le soutien des médias, l'environnement et sa protection vont enfin s'ancrer dans les mentalités. Aux politiques de prendre le relais.

Les protagonistes de la prochaine campagne électorale doivent évoquer ces enjeux qui sont loin d'être des gadgets à long terme : comment gérer l'après-pétrole dans 40 ans ? Comment gérer l'après-uranium dans 100 ans ? Comment favoriser le développement durable dans l'ensemble de la société ? Comment réagir face aux enjeux scientifiques notamment en matière de génétique ?... Cela c'est notre quotidien et il va falloir réagir si nous ne voulons pas laisser en héritage une planète où la vie s'eteindra tèrs vite à ce rythme là.

Par Alain GOUZON
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Mercredi 17 mai 2006

11000 exploitations concernées, 30 millions d’euros de CA… une nouvelle filière voit le jour dans le Périgord. Des agriculteurs soucieux de maintenir leur activité qui répondent présents face aux nombreuses demandes de touristes visitant la région. Ainsi, ils valorisent leur savoir-faire et leurs produits auprès de ces visiteurs.

Mieux connaître le terroir, valoriser ses richesses et en tirer des revenus, voici une autre voie intéressante pour l’agriculture confrontée aux exigences productivistes de la PAC. L’agritourisme c’est du lien social, c’est s’enrichir les uns des autres mais c’est aussi le moyen de démontrer qu’en respectant l’environnement, les agriculteurs font preuve d’imagination et la reconnaissance est alors au bout du chemin.

Nous ne pouvons qu’encourager ces initiatives qui permettent de redonner une dimension essentielle à l’agriculture et lui redonne une place de choix auprès des populations. C’est aussi, et il faut le reconnaître, une ressource financière non négligeable, preuve en est qu’il est encore possible de tirer des revenus de ce secteur sans prendre la voie dominante du financement subventionné à tout crin.

Pour la région périgordine, c’est aussi un atout fabuleux de faire-valoir de notre formidable département, doté d’une nature riche et préservée, si on le souhaite ! Les OGM n’ont ainsi pas leur place dans ce cadre magnifique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Alain GOUZON
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Mardi 30 mai 2006

Une semaine pour sensibiliser les français, et les européens, à la nécessité de cohabiter avec notre environnement en péril aujourd'hui. Ce n'est pas simplement un simple paquet cadeau impliquant au quotidien le tri de nos poubelles, de faire attention à l'eau et à son utilisation... Des gestes certes salvateurs mis bout à bout... Ce n'est pas non plus simplement un concept à la mode, vulgarisé par toute la classe politique (il fait bon parler d'environnement aujourd'hui). C'est bien plus. C'est une réflexion globale sur notre société et son évolution, c'est une redéfinition de l'activité économique, sociale, voire culturelle. Ce sont des rapports Nord/Sud envisagés sous un autre regard.

Il s'agit de parler de décroissance, de relocalisation économique, de politique des transports, d'aménagement des territoires, de valorisation des agricultures bio, d'éducation, de politique étrangère, de politique industrielle... tous ces domaines sont aujourd'hui concernés par l'évolution de notre monde et la santé de notre planète. A titre d'exemple, soulignons le formidable cahier publié par Libération hier que l'on pourrait résumer ainsi  "et si le pétrole trop cher était une chance ?". Nous voyons immédiatement les bouleversements que cela entraînerait : réduire notre mobilité (et la place du transport individuel), développer la recherche et diversifier les sources d'énergies (énergies renouvelables), mettre en oeuvre une relocalisation des économies (industries, productions, services), une politique européenne transformée, développer une nouvelle agriculture, un autre modèle social s'imposera, le champ culturel évoluera alors... Bref, une société aux nouvelles dimensions se dessinera. Ce n'est pas de la politique fiction mais c'est la réalité de demain à laquelle nous aurons à faire face mais que les politiques esquivent.

Pour les Verts, c'est le thème central depuis des années de notre engagement (cf le livre de Cochet sur le Pétrole paru l'année dernière), pour l'opinion publique sondage après sondage c'est un souci majeur, mais pour les professionnels de la politique le débat doit se concentrer sur les échéances électorales (sauver sa place, son poste... !) entraînant des promesses bien plus séduisantes (et hypocrites) que d'expliquer la décroissance par exemple afin de s'attirer toutes les sympathies des électeurs. A nous de jouer, d'engager ce débat, c'est notre défi d'aujourd'hui !

Par Alain GOUZON
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Mercredi 7 juin 2006

Encore une fois, malgré quelques promesses électorales et quelques bons sentiments de droite comme de gauche, face à la réalité, les politiques restent pris au piège. Ainsi, la communauté de communes rassemblée autour de Villeneuve sur Lot se voit poursuivie pour l'utilisation de l'huile végétale, le biocarburant le moins polluant et le plus économique. Le Préfet (représentant de l'Etat) a saisi le tribunal administratif au motif  suivant "la règlementation nationale interdit l'utilisation d'huiles végétales pures à la carburation en dehors du monde agricole". En effet, il était prévu que ces huiles végétales soient utilisées pour les camions poubelles.

Que signifie une telle décision ? Tout d'abord que, décidemment, les hommes politiques maltraitent notre environnement, tout en tenant de beaux discours et tout en ne mettant rien en oeuvre, sauf des actions de bluff. Puis, surtout, que ces mêmes hommes politiques sont sous le contrôle des lobbys pétroliers qui ont, en revanche, l'autorisation de mettre sur le marché des biocarburants (dérivés d'huilés et produits éthanols). Après eux, point de salut. Malgré les recommandations de l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et de la DIRVEN (direction régionale de l'environnement) qui reconnaissent un meilleur bilan enviironnemental et énergétique aux huiles végétales, les pressions exercées par les industries pétrolières sont telles que les politiques cèdent à ces superbes sirènes. Et ,au fait, que disent-ils face aux dirigeants du groupe Total qui rachètent leurs propres actions, ne libérant pas l'argent sur le marché ?

Bref, nous vivons dans deux mondes opposés : la réalité financière alliée aux politiques qui nous laisse penser que rien n'est possible, et une réalité locale où les intiatives nécessaires pour l'environnement sont bridées. Nous, les Verts, nous proposons de recenter le débat politique autour de ces questions clés. A travers le prisme de l'environnement, de l'écologie et du développement durable, nous revoyons toute l'économie du pays, son mode de fonctionnement et c'est donc une société plus solidaire, plus juste et plus équilibrée que nous proposons, sans démagogie.

Par Alain GOUZON
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Mercredi 5 juillet 2006

La France croule sous la chaleur: nous manquons d'eau, l'air devient plus pollué... et seules les quelques sempiternelles décisions sont annoncées, sans pour autant les anticiper. Ainsi en Dordogne il y a une restriction de l'usage de l'eau, à Paris les parkings résidentiels sont gratuits... Cela va durer un temps et puis très vite tout le monde va reprendre le droit chemin du fameux "allons-y, gachons notre environnement et les énergies fossiles".

Vous imaginez le jour où le pétrole ne sera plus disponible ? Où les maladies liées à la pollution seront devenues monnaie courante ? Et tout le reste...

N'est-il pas enfin temps d'engager un vrai débat sur le sujet et d'anticiper ces futures crises afin de mieux nous préparer à affronter par exemple les vagues de chaleur. N'est-il pas de la responsabilité des politiques de faire face à ces enjeux que tous les experts ne cessent d'annoncer ?

A nous de les encourager à aller dans ce sens... ou bien de les sanctionner si les décisions ne sont pas prises pour de bon ! Je ne cesse de le répéter et j'ai comme le sentiment que cela fait son chemin dans l'esprit des uns et des autres, grâce au travail des Verts notamment.  Mais il faut faire vite et travailler sérieusement sur ces questions fondamentales pour notre avenir si nous voulons que nos enfants puissent vivre dans des conditions environnementales satisfaisantes !

Par Alain GOUZON
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Lundi 2 avril 2007

Les mauvaises nouvelles tombent aujourd'hui à la lecture de Sud Ouest... Un projet de carrière à Payzac, de nouveaux promoteurs du projet d'élargissement de la RN21 qui se réveillent... Le monde est fou, à vouloir toujours plus, à bousculer notre environnement sans se soucier de l'intérêt collectif et de l'avenir de nos enfants.

Contre le projet de carrière, les citoyens se mobilisent. Le collectif craint, à juste titre, des problèmes de pollution de l'eau, des problèmes de circulation liés au trafic des poids lourds, des spéculations immobilières sur le terrains concernés... et tout cela remet en cause les projets de développements touristiques de la région, dans le respect de l'environnement. Un tel projet ne peut voir le jour sans consultation publique, sans réflexion globale... sans en mesurer ses atouts (ou pas) en matière de développement durable. Les Verts de la région soutiennent bien entendu le combat d'Auvézère Avenir.

Quant aux annonces de l'association Devlop'so, cela nous laisse sans voix. Et bien entendu, nous écologistes, nous sommes relégués à la catégorie des "opposants classiques" comme ils disent. Mais encore une fois au nom du désenclavement de la région on ne propose que des projets routiers. Alors oui, je préfère être classique car à force de kms de routes supplémentaires, va-ton véritablement réduire les émissions de gaz à effet de serre ? Oui avec des kms payants supplémentaires est-on honnête avec les générations de demain lorsqu'ils devront faire face à un pétrole de plus en plus cher et plus rare ? N'est-il pas prioritaire d'améliorer le réseau actuel, de rendre les routes plus sûres et de développer le rail et les transports collectifs ?

Alors oui, je suis en colère, nous sommes en colère, car, comme nous l'avons démontré lors du colloque du 3 mars dernier, des alternatives sont envisageables ! Et la route n'est pas la seule issue pour vivre mieux dans notre région.

Par Alain GOUZON
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Mercredi 16 mai 2007

Extraits de l’entretien paru le 14 mai dernier…

 

Le nucléaire ne nous sauvera pas du réchauffement.

 

Le nucléaire une énergie verte ?

"C’est le discours que le lobby nucléaire veut imposer, en jouant sur les deux tableaux :  le nucléaire est « renouvelable », puisque pour faire simple, on peut théoriquement multiplier par 50 les réserves d’uranium en réutilisant une partie du combustible usé pour fabriquer du combustible neuf ; et il ne produit pas de gaz à effet de serre. Il oublie d’évoquer les risques d’accidents et de prolifération, et le problème des déchets."

 

Efficacité du nucléaire contre le réchauffement ?

"Pas tant que ça. Imaginons qu’en 2030 on ait multiplié par 4 le taux de nucléaire… l’économie d’émissions ne serait que de 9% !"

 

Côté emploi ?

"Le nucléaire en France c’est 100 000 à 150 000 emplois… les énergies rneouvelables selon les experts sont porteuses de bien plus d’emplois par kWh fourni. C’est encore plus vrai pour les économies d’énergie dans le bâtiment (si mise en place d'un programme sérieux d’isolation de 500 000 logements/an par exemple)."

 

A lire dans sa globalité… pour mieux appréhender les enjeux du nucléaire et l'urgence d'en sortir.

 

Tiens au fait quelques derniers propos "en France avec 1kg d’équivalent pétrole on parcourt 170 km en TGV, et 39 en voiture… ".
Par Alain GOUZON
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