Les portes du Grenelle de l'Environnement viennent tout juste de se refermer, le consensus mou autour de ces sujets majeurs semble être de mise jusqu'à la tête de
l'Etat où le Président a déclaré que dorénavant toute décision devra prendre en compte l'impact environnemental (ah oui ? ce sera le cas pour le projet d'ouverture des
magasins le dimanche ? pour la fermeture des tribunaux de proximité ?), tous les partis (de gauche notamment) se sont inscrits dans cette nouvelle tendance et
même les plus grandes entreprises (polluantes comme Total, Suez...) jouent sur cette thématique (vive le développement durable) d'une façon véritablement
honteuse et mensongère. Et pourtant...
Dans notre région, le projet de RN21 à deux fois deux voies devient chaque jour une réalité pour ses promoteurs qui continuent à intensifier leur campagne
soutenus par les élus politiques de droite comme de gauche sur le terrain... Ce projet, sous prétexte fallacieux de désenclavement, est présenté comme l'unique solution à nos
problèmes de déplacements et de transports régionaux. Et pourtant...
Le baril du pétrole atteint de nouveaux records à 100 $, nécessitant, enfin, de prendre des décisions urgentes pour trouver des alternatives au tout voiture, au tout pétrole dans
notre société. Et les Verts le disent depuis si longtemps. Aujourd'hui qui se retrouve à payer des factures de plus en plus élevées ? Des petits entrepreneurs (comme les
pêcheurs) ou des artisans comme les boulangers, les français dans leur grande majorité pénalisant les petits ménages aux revevnus si faibles... Bref, nous sommes les dindons de la farce...
Quand bougerons-nous une bonne fois pour toute ?
L'élargissement de la RN21, dans un tel contexte, est-elle encore une réalité d'avenir ? J'en doute... mais nos élus eux s'enferment dans leur choix à court terme, lourds de
conséquences pour l'avenir de nos enfants ! Devons-nous alors partager ces choix et être tout autant égoïstes ? La question mérite d'être poser...
Il faut dire que dès le départ je faisais partie de ceux qui étaient certes sceptiques mais aussi plutôt satisfaits de voir les lignes bouger en la matière... Alors oui
nous allons avoir de
nouvelles mesures pour lesquelles nous militons depuis longtemps voir depuis toujours. Mais
quelles valeurs auront-elles si une véritable politique de l'environnement ne se
tranforme pas en des actions globales et transversales ? On pourra toujours réduire la vitesse sur les routes mais ce changement sera-t-il totalement efficace si une politique générale des
transports n'est pas développée par les pouvoirs publics favorisant
le fret sur rail (alors que des gares ferment par exemple dans le Périgord),
les transports
publics, une
éco-taxe sur les voitures les plus polluantes... ?
Mais
ce gouvernement ne craint pas les paradoxes, il
réfléchit simultanément au Grenelle à
l'ouverture des magasins le dimanche (le fameux
travailler plus) et là on croit vraiment à ceux qui affirment que ce
Grenelle est une réunion de dupes... Car ouvrir le dimanche signifie surtout qu'on s'inscrit d'abord dans une
société orientée vers une consommation toujours plus grande. Est-ce cela notre seul avenir ? Ne faut-il pas plutôt soutenir des jours sans consommation pour se consacrer à la famille, aux loisirs,
aux associations culturelles et sportives ? Et
l'ouverture le dimanche c'est aussi des déplacements de voitures plus nombreux (vers ces zones commerciales aux périphéries des
grandes villes), ce sont des
conséquences importantes en termes de consommations d'énergies (éclairages, essence...). Bref, voilà comment nous pouvons démontrer que
la
volonté politique écologique n'est pas au rendez-vous et que seuls les écologistes présentent ce point de vue global moderne et anticipant l'avenir.
Au moment où
un Grenelle délocalisé va s'ouvrir à Périgueux (le 15 octobre prochain), il faudra aussi s'associer au contre-grenelle qui permettra de voir comment nous devons
véritablement
concevoir la société si nous souhaitons devenir un pays exemplaire dans la lutte contre le réchauffement climatique, si nous souhaitons valoriser une qualité de vie plutôt
qu'une société de consommation, une malheureuse société du toujours plus.
Depuis lundi,
Libération ouvre ses pages à un débat autour de l'avenir atomique en France et dans le monde. En effet, face aux changements climatiques et au réchauffement de la
planète, aux cours du pétrole en hausse et sa rareté annoncée,
les pro-nucléaire trouvent une occasion de pousser ces choix énergétiques peu polluants.
C'est certainement trop court comme explications mais ces arguments simples portent leur fruit. Il serait bien temps
en France, et en toute clairvoyance, d'ouvrir le débat, et pas seulement
dans Libération qui effectue là un remarquable travail. Sans a priori, il faut pouvoir regarder la situation et envisager l'avenir car le choix du nucléaire
c'est aussi pouvoir
répondre aux questions du traitement des déchets, de l'épuisement de l'uranium et des risques de proliférations militaires.
Plutôt que de s'évertuer à critiquer les vacances onéreuses du Président (mais quoi de neuf sous le soleil pour cette droite décidement très décomplexée) la gauche réunie devrait
prendre la balle au rebond pour pousser l'UMP gouvernante dans ses retranchements.
Car il n'est pas certain que ce vrai débat, soit par exemple, au centre du Grenelle de l'Environnement !
D'ailleurs on se demande bien ce que cette réunion va nous apporter car on y parlera à peine des enjeux de l'agriculture, des développements autoroutiers...
Très bon dossier dans Libération d'hier sur
l'envolée des cours du blé et autres matières premières agricoles. Une occasion de
mieux appréhender l'état du
marché mondial autour de l'agriculture et les enjeux énormes qui attendent ce secteur.
Cela me fait penser au
prochain "Grenelle de l'environnement" prévu à la rentrée où il semblerait que
le sujet agricole soit volontairement mis de côté.
Une abération quand on imagine la situation aujourd'hui en France où plus rien ne fonctionne si ce n'est des subventions européennes accordées pour les plus forts. Mais pour
combien de temps ?
Ne doit-on pas enfin réfléchir aux problèmes des agriculteurs dont les rémunérations sont trop basses ? Ne
doit-on pas enfin réflechir à la reprise des exploitations
agricoles de plus en plus délaissées par les jeunes ?
Ne doit-on pas se questionner et imposer un moratoire sur les OGM ?
Réfléchir enfin à des
circuits-courts ?
Comment répondre aux attentes de produits de qualité voulus en plus grand nombre par les consommateurs ?Bref,
engager un véritable dialogue
ouvert sur cette thématique fondamentale pour l'avenir de la terre est certainement une des actions les plus nécessaires pour faire face à ces bouleversements qui nous guettent : les
changements climatiques, les modes de consommation en évolution, les rapports Nord/Sud, la politique agricole commune en pleine révision, l'arrivée des agro-carburants...
Toute une filière
et des milliers d'emplois ont besoin de se retrouver autour de ce sujet.
Je vous recommande le site suivant pour la richesse de ses informations, ses propositions et suggestions pour de l'écologie au quodien !
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