Et voilà le lot des tristes nouvelles de la journée... Parmi ces dernières, l'usine Lu (groupe Danone) va être vendue, mais chut, personne ne sait qui sera le repreneur et avec quel projet... Un groupe qui recentre ses activités et des salariés qui en font les frais...
Champagnac-de-Belair est donc dans l'attente. 250 salariés inquiets, suspendus au bon vouloir des dirigeants qui les informeront quant eux l'auront décidé. N'est-ce pas là le paradoxe de notre système ? Au delà des grands mots délocalisations, fermetures, plan de restructuration, nous manquons cruellement d'échanges permanents entre les patrons et leurs salariés, et bien entendu les forces sociales. La politique du silence n'apporte jamais rien de bon. N'est-il pas souhaitable d'engager un véritable dialogue dès le début de la crise (et même avant) afin d'expliquer, de rassurer le cas échéant, d'anticiper les problèmes, plutôt que de vouer un culte au secret ou à la détermination (c'est ainsi et pas autrement !) ? Regardez, notre Premier ministre s'en mord les doigts aujourd'hui. Ainsi, nos 250 concitoyens périgordins n'ont pas d'avenir pour le moment, n'est-ce pas ce qu'il y a de pire ?
Et ne parlons pas de la puissance publique et des institutions. Où sont-elles dans ce dossier ? Que font-elles ? Ah c'est vrai, c'est la fameuse puissance économique qui nous domine...
Je crois sincèrement que cela peut et doit changer. Le politique, avec la participation des citoyens, a toutes les opportunités de faire bouger les choses, sans démagogie. C'est ce que nous appelons chez les Verts la décroissance, la relocalisation... Le progrès à tout prix n'est pas la panacée. Une économie plus solidaire et plus juste est sans aucun doute le chemin vers un avenir plus serein.
Faudra-t-il attendre d'autres grèves de la faim comme celle menée par le député UDF Jean Lassalle pour s'engager sur une autre voie face aux délocalisations ? Faudra-t-il attendre que José Bové soit définitivement en prison pour ouvrir un vrai débat sur les OGM ?
Dialogue et solidarité, économie maîtrisée et autosuffisante sur un plan régional... D'autres solutions sont envisageables. Et la Dordogne doit pouvoir développer cette politique pour éviter que ce beau pays ne devienne totalement sinistré.

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