Mercredi 2 juillet 2008

Le prix du pétrole flambe, la bourse au plus bas, le pouvoir d’achat en berne, Nicolas Sarkozy président pour six mois de l’Union européenne regarde ailleurs.

Il fait comme si les Polonais après les Irlandais n’avaient pas dit non au Traité modificatif européen, comme si l’Union européenne ne se détricotait pas tous les jours. Il n’a rien à proposer pour sortir de l’ornière.

Face à lui ce n’est pas la déclaration insipide de la vieille gauche qui va répondre aux enjeux de la période et redonner espoir aux citoyens européens.

Les Verts proposent :

Face à la crise alimentaire,  les Verts proposent une remise à plat de la politique agricole commune et le développement d’une agriculture de qualité soucieuse de l’environnement, de la santé et des équilibres territoriaux sur l’ensemble de la planète.

Face aux dérèglements climatiques et à la crise énergétique, les Verts proposent une politique volontariste d’économie d’énergie, de développement des énergies renouvelables, accompagné par un programme de sortie du nucléaire, ainsi qu’une autre politique des transports qui donne la priorité aux alternatives à la route et à l’aérien.

Face à la crise sociale,  les Verts défendent une politique d’harmonisation par le haut des droits sociaux, notamment le salaire minimum, le renforcement des services publics à l’échelle européenne, et l’accès à la santé.

Face à la crise institutionnelle,  les Verts refusent une construction uniquement par le haut. Ils préconisent l’élection d’une Constituante et la ratification par référendum de l’ensemble des citoyens des 27 pays de l’UE en même temps.

Face à la crise financière,  les Verts demandent la taxe Tobin sur la circulation des capitaux, l’interdiction des paradis fiscaux et la modification des priorités de la Banque centrale européenne au bénéfice de la conversion écologique de l’économie.

Les Verts refusent la logique d’une Europe forteresse et condamnent la directive de la honte qui criminalisent les migrants. Ils préconisent au contraire une politique d’accueil et d’intégration et le co-développement avec les pays d’origine.
A cet égard  la construction d’un espace euro-méditerranéen ne saurait se limiter à la création d’une simple zone de libre échange et à la vente de centrales nucléaires.

Une autre Europe est possible : l’Europe écologiste et sociale des citoyens.

Pour plus d’information sur la Présidence européenne, les fiches de Sinople sur le lien:
http://www.lesverts.fr/

Les Verts

 

par Alain GOUZON publié dans : communiqué de presse Verts
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Mercredi 25 juin 2008

Les Verts saluent l’opération « L’école est finie ? » (http://lecole.est.finie.over-blog.com/) prévue samedi prochain (28 juin) dans des centaines d’écoles maternelles et élémentaires en France. Face aux mesures ultralibérales du ministre Xavier Darcos, dénoncées par de nombreux pédagogues, éducateurs et simples citoyens, la meilleure défense du service public d’éducation est l’élaboration en commun d’une autre école, véritablement émancipatrice.

Après leurs prises de position récentes sur ce thème (numéro spécial du mensuel Vert de mai 2008, déclaration du CNIR des 14-15 juin), les Verts appellent leurs militantEs et sympathisantEs à s’associer aux débats publics, pour y porter leur vision de l’école de demain.

Après le succès de la « Nuit des écoles » ( http://nuit.des.ecoles.over-blog.com/) vendredi 13 juin, « L’école est finie ? » est une initiative des parents et des enseignants qui répond aux mesures gouvernementales prises pour la rentrée prochaine, notamment les nouveaux programmes scolaires imposés et les suppressions non justifiées de postes dans l’enseignement primaire et secondaire.

Oubliée, la tentative de récupération par Xavier Darcos de la Palme d’or attribuée au film de Laurent Cantet et François Bégaudeau, basé sur une expérience réelle de l’enseignement aujourd’hui ! Une fois encore, le ministre fait preuve du plus grand dédain vis-à-vis des acteurs et des citoyens choqués par sa politique. Celle-ci semble plus que jamais décidée sans concertation, avec un « cabinet noir » d’idéologues, contre l’avis des éducateurs, des inspecteurs et des pédagogues. Philippe Meirieu et Antoine Prost ont dénoncé ces dernières semaines l’avènement de « L’école des marchands » et d’un « Munich pédagogique ».

Alors que les questions posées lors du mouvement des lycées au printemps restent sans réponse autre que comptable, il est important d’écouter ce que la société civile a à dire sur l’école, pour mieux la transformer demain ! Les Verts proposent une redéfinition et une diversification des institutions et des méthodes de l’enseignement public. Ils dénoncent les « réformes » imposées au pas de charge, au détriment des moins favorisés, et le caporalisme actuel (les blocages hiérarchiques, voire les intimidations contre toute contestation interne).

C’est pourquoi, sur la base du numéro spécial du mensuel Vert de mai 2008 et de la déclaration sur l’école du CNIR des 14-15 juin, les Verts appellent leurs militantEs et sympathisantEs, avec l’ensemble des citoyenNEs, à participer aux débats prévus le samedi 28 juin dans les établissements scolaires concernés (la liste est ici : http://lecole.est.finie.over-blog.com/). Ils rappellent au président de la République et à son ministre que seuls des États généraux de l’éducation, appuyés sur une concertation globale et démocratique, pourront rendre le service public d’éducation plus efficace et véritablement émancipateur.

LES VERTS

par Alain GOUZON publié dans : communiqué de presse Verts
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Mercredi 11 juin 2008

Madame Carla Bruni-Sarkozy,

 

Au cours des derniers mois, j’ai été attentive à vos interventions régulières. Je respecte votre volonté de prendre part à l’activité démocratique de notre pays, d’assumer votre statut en engageant une voix

personnelle dans les débats qui vous touchent, donnant ainsi un sens personnel au rôle de représentation qui vous incombe. C’est à ce souci d’expression que je fais confiance en m’adressant à vous aujourd’hui.

 

Je vous écris ainsi pour vous parler d’un triste événement de notre actualité, dont vous avez sans aucun doute connaissance. À l’heure où vous lisez cette lettre, Marina Petrella, réfugiée italienne en France,

ancienne activiste des Brigades Rouges, risque d’être extradée d’un moment à l’autre. Son histoire et son passé appartiennent au pays de vos origines, de votre famille et de votre enfance. Ils renvoient à des pages qui ne sont les plus glorieuses, vous ne l’ignorez pas, ni de l’Italie, ni de l’engagement militant. Pour ma part, militante écologiste et non-violente, je ne partage des actions passées de Marina ni l’objectif, l’établissement d’une dictature du prolétariat, ni les moyens, le recours à la force et à la brutalité plutôt qu’aux mots et à la capacité de convaincre.

 

Pour autant, sans nier les déchirements que cette histoire a provoqués dans votre pays, nous savons que faire justice, parfois, c’est assumer une forme de pardon. Marina a déjà subi une peine, celle de l’exil, depuis plus de 15 ans en France. Cet exil a bénéficié d’une procédure d’asile de la part de notre pays, garanti par la parole de l’État français. Cet accueil national ne fut pas l’apanage d’un camp politique, mais un engagement confirmé par les gouvernements de tous bords, depuis Pierre Mauroy jusqu’à Lionel Jospin, en passant par Jacques Chirac et Alain Juppé. Cette parole, nous en sommes tous responsables, aujourd’hui encore, et revenir sur elle, c’est renier un engagement démocratique.

 

Je ne souhaite pas entrer ici dans un discours général ou dans une profession de foi politique, sur lesquels nous pourrions ou non nous accorder, mais me pencher sur un cas particulier, celui d’une vie. Je ne connais pas personnellement Marina Petrella, mais je connais son histoire. Elle est d’abord celle d’une femme, pour laquelle nous avons été nombreux à nous mobiliser. Cette femme ne bénéficie aujourd’hui ni de la clémence des juges, ni de l’appui des célébrités. Elle est en France un visage

anonyme, parmi d’autres. Elle a donné naissance à son premier enfant en prison. Elle est arrivée seule dans notre pays. Elle a rompu avec son passé, son histoire, et a choisi de vivre au milieu de toutes et tous, laissant derrière elle son militantisme. Elle s’est consacrée à son métier d’assistance sociale, et à l’éducation de ses enfants. Sa première fille est née en Italie, mais sa deuxième sur le sol français. Elle a aujourd’hui dix ans, et si le décret signé par le Premier Ministre est confirmé, elle grandira sans sa mère.

 

Par ailleurs, Marina Petrella est aujourd’hui dans un état de santé qui s’est gravement détérioré. Brisée par les premiers mois de détention, elle peine à s’alimenter. Vos deux pays sont deux démocraties : à l’heure de signer leur accord d’extradition, ils ont prévu une clause, dite clause humanitaire. Celle-ci prévoit qu’il est justice de renoncer à l’extradition d’une personne souffrante et malade. Ne pas la respecter serait bafouer un droit humain, à l’heure où nous continuons à aspirer à en être la patrie et le modèle.

 

L’histoire du droit et de la justice a vu s’inventer, se justifier et se pratiquer la prescription, le droit au pardon et le droit de grâce. Elle a pris conscience et acte de cette nécessité selon laquelle, quelle que soit l’indignation que peuvent susciter chez tous certains crimes, lorsqu’un quart de siècle s’est écoulé, on peut laisser reposer le passé dans l’Histoire et la mémoire.

 

C’est parce que je vous crois capable d’entendre et de comprendre cet appel au secours que je vous l’adresse pour une autre. J’implique ma voix au nom d’une sensibilité humanitaire, d’une volonté de respect des droits de l’homme et du droit à tourner la page. Parce que ce passé ne vous inspire aucune sympathie et parce que vous avez déjà affirmé votre engagement humaniste, votre intervention aura la légitimité nécessaire. Je me permets de vous le demander au nom de toutes celles et ceux qui dans

leur vie ont eu besoin d’une seconde chance : il faut faire annuler le décret et abandonner la procédure d’extradition concernant Marina Petrella.

 

Je vous prie d’agréer Madame l’expression de mes salutations respectueuses

 

Cécile Duflot
par Alain GOUZON publié dans : communiqué de presse Verts
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Lundi 9 juin 2008

Communiqué du Parti Libanais de l’Environnement et des Verts Français
Samedi 7 juin 2008 
Le Parti Libanais de l’environnement et les Verts français souhaitent que la visite de la délégation française accompagnée par les représentants des principaux partis politiques français marquera une étape importante dans la relation entre le Liban et la France.

Ils souhaitent que Nicolas Sarkozy adopte une politique équilibrée et indépendante, pour permettre à l’ensemble des partis libanais de trouver le chemin vers la paix durable au delà des clivages communautaires et confessionnels.

Le Liban, victime d’une guerre meurtrière, a besoin d’une pleine souveraineté pour reconstruire une société riche de sa diversité, réparer un environnement saccagé par les différentes guerres.

Le Parti Libanais de l’environnement et les Verts français souhaitent que l’environnement soit au coeur des projets de développement au Liban pour qu’il devienne un exemple de développement soutenable pour l’ensemble de la région.

Cécile Duflot, Secrétaire nationale des Verts
Habib Maalouf, Président du Parti Libanais de l’environnement

par Alain GOUZON publié dans : communiqué de presse Verts
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Mercredi 4 juin 2008

Les Verts Dordogne se réjouissent du refus d’autorisation du circuit automobile de Bagatelle dans le PNR (parc naturel régional Périgord Limousin) , exprimé ce jour par le préfet. Grâce à la mobilisation de tous, (militants associatifs et politiques, élus, citoyens) , au terme d’une procédure où le principe actuel de consultation par enquête publique aura montrer ses limites, le PNR et ses acteurs vont pouvoir poursuivre le travail engagé pour un développement durable de leur territoire.

Les Verts souhaitent que le débat soulevé par le projet de Bagatelle et la mobilisation exemplaire fasse réfléchir à deux fois ceux qui cèdent à la tentation de faire de la Dordogne, de ses paysages et de la nature un terrain de jeux pour investisseurs agissant à court terme, au mépris des habitants et au mépris d’un tourisme écologique.

par Alain GOUZON publié dans : communiqué de presse Verts
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